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Sibérie : un road-movie automnal

Sibérie par Luc Jacquet
Repérages en Sibérie

Prendre le temps du voyage et de la contemplation. Que serions-nous sans la nature qui nous inspire, nous fait rêver, nous soigne, nous apaise, nous défie ? Du Nord de l’Extrême Orient russe à la mer du Japon, partons dans une aventure poétique en observent la nature et les paysages se métamorphoser à l’approche de l’hiver.

Découvrir le projet 2021-2022

Pourquoi la Sibérie ?

Ce projet est né d’une rencontre : celle de Luc Jacquet et de l’écrivain voyageur Cédric Gras. À la lecture de son livre L’hiver aux trousses, le réalisateur voit les images d’un récit en forme de voyage qui montrerait l’éphémère beauté de l’automne russe et qui, de personnage en personnage, dessinerait l’âme d’un pays.  

Ces images qui se dessinent viennent faire écho à un désir très personnel, celui de traverser la Sibérie orientale, évocatrice de mystère et de sauvagerie. Lors d’un premier voyage accompagné du grand voyageur russophile qu’est Cédric Gras, Luc Jacquet ressent très vite en profondeur tout le potentiel narratif de cette dernière grande terre d’aventure.  

Quoi de plus inspirant que les grands espaces de l’Extrême Orient russe ? Ces paysages propices à l’évasion, physique et mentale. Le temps d’une saison, traversons les plaines de la toundra, les paysages spectaculaires de la taïga et les forêts magiques de bouleaux et de conifères. 

Une ode à l'automne

Ici, en extrême orient russe, la nature se prépare pour l’un des hivers les plus rudes de la planète. Le projet Sibérie invite à vivre ce moment suspendu et à profiter de la beauté éphémère de l’automne. 

La métamorphose de l’automne sibérien est spectaculaire, ce temps si particulier et si bref, moment de splendeur qui passe comme un météore, qu’il est facile de rater et que le réalisateur souhaite filmer au plus près. 

Ce projet automnal en explore toutes les nuances : nostalgie, fulgurance, métamorphose et continue ainsi d’explorer un thème cher à Luc Jacquet et Icebreaker, celui de notre lien à la nature.    

Un road-movie automnal

De la mer des Tchouktches à la mer du Japon

C’est au cours de ce voyage, au fil des discussions avec Cédric et en écoutant ses souvenirs de voyages plus anciens, que l’idée d’une fiction s’est imposée à Luc Jacquet. Une fiction sur l’automne, qui traverserait les 3 500 kilomètres qui séparent la mer des Tchouktches de la mer du Japon et qui immortaliserait ce moment de splendeur fugace qu’est l’automne. 

Un voyage initiatique

Dans la lignée des grands road movie d’aventure, Sibérie c’est aussi une histoire forte et universelle : celle de la quête du père. Plus qu’un voyage initiatique, c’est un voyage mémoriel dans le contexte particulier et tragique de la Russie des années 1990. Le personnage principal, Vadim, est un ingénieur du son, habitué de la scène rock parisienne et des atmosphères feutrées des studios d’enregistrement, qui part chercher la clef de son origine et se retrouve d’abord démuni face à la réalité sans fard d’un univers et d’une terre dont il vient et dont, pourtant, il ignore tout.  

À travers ses rencontres avec des personnages locaux, ses errements et ses tribulations, Vadim devient lui aussi un médiateur et fait découvrir au spectateur occidental un portrait authentique d’une région du monde qu’il ne connaît pas. Cette authenticité passe par un choix radical quant à la langue du film, qui sera nourri des deux langues de Vadim : la langue française, maternelle, langue intime de ses confidences et de ses émotions et la langue russe, sous-titrée, des personnages qu’il croise. 

Une exposition immersive pour voyager

Entrée chapiteau de l'exposition Sibérie

Assister à la métamorphose de la nature

Quelles stratégies adopte le vivant pour se préparer et survivre à l’un des hivers les plus redoutables de la planète ? Des arbres qui se colorent, aux oiseaux qui migrent, en passant par l’ours qui hiberne ou encore l’éleveur de rennes nomade qui suit la migration de son troupeau, l’exposition Sibérie plonge les visiteurs au cœur de l’automne sibérien. Ce moment fugace et très particulier, où le monde du vivant se métamorphose. 

Un savoir-faire unique

Ce travail est le fruit d’un savoir-faire unique, la réunion de métiers qui collaborent rarement ensemble : le cinéma, la muséographie, la scénographie, les arts de la scène, l’art digital, les métiers du cirque, et la médiation scientifique. 

Pour aller plus loin

Un grand documentaire nature 

Vivre l’automne en Extrême-Orient russe, c’est s’émerveiller de la créativité du vivant qui se prépare à affronter l’hiver sibérien. L’automne est marqué par l’urgence de migrer, de se métamorphoser, de stocker des vivres, de changer de rythme biologique. De s’adapter ou de périr. Ce film propose de suivre l’avancée de l’automne au gré des latitudes et de découvrir la beauté éphémère d’un monde qui engage une course contre la montre.  

Ce documentaire tv est un hymne à la beauté et à l’éphémère qui met en avant toute la créativité du vivant.   

Des livres et du partage de connaissances

Les équipes d’Icebreaker ont le privilège d’aller dans les endroits les plus reculés de la planète, à la découverte de la nature sauvage, et de rencontrer des scientifiques, des experts de terrain, elles souhaitent partager les connaissances acquises et les images ramenées avec le plus grand nombre. Ce partage peut prendre la forme de parcours d’e-learning disponibles pour tous, ou de partenariats avec des réseaux professionnels de l’éducation et la presse jeunesse pour sensibiliser en particulier les enfants à la beauté de la nature et à son fonctionnement. 

Plusieurs livres accompagneront également la sortie du film et de l’exposition : un beau livre autour des métamorphoses de l’automne, un roman graphique, des livres jeunesse.