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Qu’est ce que le changement climatique ?

Les variations climatiques : une histoire qui se répète

Le climat est un phénomène facilement influençable. L’activité solaire, les volcans, les gaz à effet de serre, mais également les activités humaines ont un impact, plus ou moins important, sur la machine climatique.

C’est pourquoi il y a toujours eu des changements climatiques dans  l’histoire de notre planète  Les paléoclimatologues, qui étudient et reconstruisent les climats du passé, sont parvenus à mettre au jour de grandes variations climatiques, passant de périodes très froides à des périodes chaudes. À sa naissance, il y a environ 4,6 milliards d’années, la Terre était très chaude. Bien plus tard, entre 800 et 600 millions d’années, elle entre dans sa première glaciation et s’englace pour quelques millions d’années. Ce n’est qu’au cours du dernier million d’année que le climat de la Terre est marqué par des variations climatiques régulières : une alternance de période glaciaires longues et interglaciaires relativement courtes. La différence de températures entre ces deux périodes est d’environ 5°C. Nous vivons aujourd’hui dans une période interglaciaire, l’Holocène. C’est une période chaude dans les variations du dernier million d’années, mais dans la vie de la planète c’est une période plutôt froide comme en témoigne les deux importantes calottes de glace : le Groenland et l’Antarctique. Sauf que… depuis 150 ans la machine climatique s’emballe et le climat de la Terre se réchauffe. En cause ? Les activités humaines de plus en plus importantes sur Terre.

Mais sommes-nous réellement conscient de l’ampleur de ces changements de climat ? Savons-nous quels en sont les causes et les impacts ? Sommes-nous en mesures de trouver des solutions ?

L'augmentation des gaz à effet de serre

Les facteurs sont nombreux et complexes à identifier. Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) actualise régulièrement les facteurs, au fur et à mesure que les études avancent et donnent des résultats.

Actuellement, nous pouvons dire que les principaux facteurs des variations climatiques sont dans un premier temps des facteurs cycliques, normaux et dans un second temps, des facteurs d’origine humaine.

Par le terme “origine humaine”, les scientifiques entendent essentiellement la production des gaz à effet de serre par l’homme, notamment le CO2. Ce sont les émissions de gaz anthropiques, liés aux hommes, qui consistent la première source d’émission aujourd’hui. Nous pouvons chiffrer ce phénomène : nous savons que la concentration de CO2 présent dans l’atmosphère a augmentée de 31 %. En augmentant de cette manière, la concentration en CO2 a atteint un pic jamais recensé dans l’histoire terrestre.

Le CO2 n’est pas le seul gaz en cause, les scientifiques considèrent également le méthane, les hydrocarbures halogénés et leurs substituts ou encore l’oxyde nitreux comme des gaz jouant un rôle sur le réchauffement de la planète.

L’impact des gaz à effet de serre sur la Terre s’explique par l’effet de serre.. On en entend souvent parler comme une menace, mais il est d’abord naturel et indispensable à la vie sur Terre. Une partie des rayons du soleil parviennent à traverser l’atmosphère et atteindre la surface de la Terre. La Terre se réchauffe et renvoie à son tour de la chaleur vers l’atmosphère. Plus de la moitié de ce réchauffement thermique repart dans l’espace. Mais certains gaz, les gaz à effet de serre, captent une partie de ce réchauffement et le redirigent vers la Terre. C’est cela qu’on appelle l’effet de serre. En émettant de fortes quantités de gaz à effet de serre, les activités humaines renforcent cet effet de serre, et la planète se réchauffe.

Les impacts du changement de climat

Les impacts des changements liés aux conditions climatiques sont présentés régulièrement par le GIEC. Les rapports les plus récents datent de 2014 et 2019. Dans ces derniers, nous retrouvons des impacts communs, que nous allons tenter de synthétiser rapidement.

Premier domaine touché par l’évolution des conditions climatiques : l’agriculture. L’agriculture, d’un point de vue global, peut être perturbée de différentes manières mais toutes sont liées aux conditions climatiques. Sécheresses, inondations, incendies, tsunamis, tornades, canicules … Tous ces phénomènes ont déjà un impact considérable sur les cultures, mais ces impacts seront démultipliés dans les décennies à venir.

La santé est également liée aux conditions climatiques : le GIEC estime que le nombre de victimes des canicules sera considérable. Des températures plus élevées favoriseront le développement d’insectes porteurs de maladies, notamment le moustique.

Un point dont nous sommes tous conscients aujourd’hui : la fonte des glaces polaire et de la cryosphère. Si la fonte des glaces est une situation dramatique en elle-même, ses conséquences sont un désastre. Toutes les espèces polaires, notamment les ours, sont vouées à disparaître dans les prochaines décennies.

La fonte des glaciers, présents sur nos montagnes entraîneront un manque d’eau considérable. Aujourd’hui c’est un sixième de la population mondiale qui dépend de l’eau douce, produite par les glaciers. Les ressources en eau seront donc de plus en plus rares.

Cette fonte des glaces de terre (banquise et glaciers) va nécessairement entraîner une augmentation du niveau marin. Aujourd’hui le niveau marin augmente de 3,6 millimètres par an. Ce chiffre peut paraître dérisoire, pourtant le GIEC a établi des schémas pour se projeter dans l’avenir. Selon cet organisme, le niveau marin aura augmenté de 43 centimètres dans les 100 ans à venir, si et seulement si le réchauffement global ne dépasse pas 2 °C. Aujourd’hui cette limite est presque atteinte, il faudra alors considérer que le niveau marin augmentera bien plus qu’annoncé. Plus le niveau marin sera élevé, plus les tsunamis, les cyclones, les inondations seront des phénomènes fréquents.

L’augmentation du niveau marin, ce sont également des millions de personnes contraintes de vivre ailleurs, de s’adapter à la montée des eaux. Cela représente aujourd’hui 680 millions de personnes vivant dans les zones côtières, et 65 millions de personnes vivant sur des îles. Ces populations sont aujourd’hui témoins de l’élévation du niveau marin. Et seront demain, les premiers réfugiés climatiques.

Une partie des gaz à effet de serre produits sera absorbée par l’eau des mers et des océans. Cette absorption entraînera une acidification de l’eau : cette dernière aura un impact non négligeable sur la survie de la faune et de la flore marine. Ce processus est déjà visible dans certains endroits, essentiellement dans le pacifique.

Nous y pensons peut-être moins, mais l’impact des conditions climatiques sur l’économie est également considérable. Le GIEC parvient à prouver dans son dernier rapport, que le coût de l’inaction face à ces problématiques climatiques sera bien plus supérieur que le coût de la prévention du réchauffement de la planète.

Des solutions envisageables pour lutter contre le changement climatique ?

Des solutions sont bien envisageables mais faut-il seulement les mettre en place ! Changer des comportements, des attitudes, modifier des modèles économiques et industriels, faire évoluer les mentalités est complexe, surtout lorsqu’il s’agit de faire changer toute une planète, en même temps, dans la même direction.

Pourtant de nombreuses options sont proposées, mises en œuvre, afin d’œuvrer, ensemble, pour la planète. Chaque territoire tente de modifier ses habitudes d’un point de vue économique, sociétal, culturel pour avoir un impact positif sur l’environnement.

Dans un premier temps, une des solutions à ces évolutions climatiques, reste l’adaptation. Modifier ses habitudes alimentaires peut avoir un impact positif sur notre planète. Ne consommer que des fruits et légumes de saisons permettrait de réduire le dégagement de gaz à effet de serre de manière considérable. Un fruit produit sous serre produit en moyenne 7 fois plus de gaz à effet de serres qu’un fruit produit en plein air.

De la même manière, réduire sa consommation de viande permettrait de prendre soin de l’environnement qui nous entoure, tout en réduisant notre production de CO2.

Défendre nos forêts et nos océans devient une urgence. Prioriser des meubles et objets fabriqués à partir de forêts durables. Ces forêts sont maintenant labellisées (FSC ou PEFC). En choisissant de consommer différemment, c’est notre avenir que nous construisons. La préservation des océans et des espèces qui y vivent est primordiale : l’océan est le premier poumon de la planète Nous l’avons vu également, l’élévation du niveau de la mer aura des impacts inestimables sur les populations et les espèces marines : utiliser des produits ménagers, polluants, chimiques devrait être proscrit.

Se tourner vers une énergie renouvelable est désormais accessible à tous. Il suffit de se renseigner autour de nous pour découvrir qu’il est possible de se fournir en énergie propre, à des prix tout à fait raisonnables.

La consommation d’énergie est partout : nous consommons chaque jour, sans réellement regarder à nos dépenses. Choisir des produits économes en énergie est un petit geste, certes, mais qui peut avoir un impact inestimable, si chacun d’entre nous le réalise.

Trier nos déchets et réutiliser, recycler sera un passage obligé, déjà effectué par bon nombres d’entre nous. Réutiliser, c’est produire moins, donc consommer moins. Ainsi la production de gaz à effet de serre est réduite.

Plus commun peut-être, une des solutions, ou du moins une option envisageable serait l’utilisation de transports en commun ou de transports électriques au quotidien. Le vélo, la marche à pied serait à terme, une solution idéale pour les villes !

D’autres projets innovants tendent à rechercher des manières de compenser nos émissions de CO2. En transformant ou en captant les gaz à effet de serre, il nous serait possible de produire ces gaz, comme nous le faisons aujourd’hui.

Des réponses pour ceux qui ne croient pas au réchauffement climatique

Les conditions climatiques ont toujours évolué, alors pourquoi s’en inquiéter maintenant ?

Cette question revient inlassablement : à cela, nous pouvons avancer quelques éléments de réponses. D’une part, toutes les extinctions massives d’espèces, animales ou végétales, ont toujours été en lien avec les évolutions climatiques. D’autre part, lors de modifications climatiques, les espèces ont le temps de réaliser des migrations ou de s’adapter aux nouvelles conditions. Dans notre configuration actuelle, les modifications sont bien trop rapides pour que les espèces puissent s’adapter ou fuir. Notre biodiversité a besoin de stabilité, ce que le réchauffement actuel ne permet pas. C’est essentiellement pour ces raisons que la situation est plus préoccupante aujourd’hui que durant les siècles antérieurs.

Les températures n’augmentent plus depuis des années, pourquoi changer quelque chose ?

Vous pourrez entendre cette phrase, de la part d’un grand nombre de personnes à travers le monde. Pourtant, cette phrase est fausse. La climatologie prend en compte des évolutions beaucoup plus larges dans le temps. Alors oui, les températures n’ont que très peu évolué depuis 1998, pourtant la température moyenne de la Terre augmente de 0,2 °C, chaque décennie. Entre 1901 et 2010, elle a, par exemple, augmenté de 0,8 °C. Il faut alors prendre en compte bien plus de 30 ans pour effectuer une réelle observation de ces augmentations de température.

Pour conclure sur le changement climatique

Ces quelques lignes vous ont permis de mieux cerner le changement climatique, ce que c’est, ces impacts et les solutions que nous pouvons mettre en œuvre. Pourtant, nous somme loin d’avoir fait le tour de la question !

Cette thématique est vaste et il est bon d’être conscient des enjeux, puisque c’est de notre avenir dont nous parlons.

Ainsi, vous pourrez vous renseigner auprès de diverses associations et organismes. Des sessions d’e-learning sont également mises en œuvre pour expliciter plus amplement les enjeux climatiques et leurs conséquences sur notre quotidien.